du 22 juin au 02 sept.

parc du
château

de 9h00 à 22h00
tous les jours

Cabanes autour du monde
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Pour rendre visible ces témoignages autour du monde, Nicolas Henry a choisi de mettre en scène des univers plastiques, à la frontière du théâtre et de l’installation.
Les décors de grand format sont réalisés avec l’aide d’une partie du village ou du quartier. Elles deviennent alors des événements symboliques reflets d’une pensée collective. Au coucher du soleil, de plus en plus de monde rejoignent le lieu de représentation d’où va émerger la parole.

Votre premier souvenir photographique, la première émotion liée à une photographie

Enfant, j’étais modèle pour un photographe spécialisé dans les campagnes de publicités de voitures. Il y a avait des lumières partout avec leurs verres taillés de façons différentes, un découpeur de voitures professionnel. L’énorme chambre, c’était le pompon, avec  l’odeur des grands polaroids qui en sortait(suppression de la ,) avec lesquels on passait notre vie à jouer.

 

Le ou la photographe qui a suscité votre émotion

Quand j’ai découvert les images de Sally Mann, cela m’a bouleversé. C’était tout ce que je ne pourrais atteindre, un regard féminin, de mère, dans ce somptueux noir et blanc, parfois cruel mais toujours amoureux.

 

Votre première photographie

 Celle de ma grand-mère, un jour, je suis allé la voir, il fallait trouver un prétexte, alors je lui ai construit sa cabane pour la photographier. Quand j’ai montré cette image à mes professeurs aux beaux arts, elle a fait l’unanimité. Dix ans plus tard, j’en avais fait 800 dans 25 pays dans le monde.

 

Le pire souvenir photographique

Dans la construction de mes images je sollicite beaucoup d’énergie, l’aide de pleins de gens, et parfois, je sais que l’image est nulle, et qu’on y arrivera pas. Je déteste ce sentiment. Un jour où la photo ne fonctionnait pas, j’ai été sauvé par une pluie diluvienne au Rwanda, nos véhicules étaient partis, on a passé 3 heures dans un bananier avec tout le matériel (200 Kg de lumières et de caméra), tout a fini complètement rempli d’eau.

 

Votre plus beau souvenir photographique

On démarre une bonne photo dans un baobab, on travaille d’arrache-pieds sur le décor, une charmante vielle dame se met en scène, et là, des cris, le sous-chef du village n’a pas été prévenu. Il stoppe tout en faisant un énorme scandale. Le chef m’ayant donné l’autorisation une longue palabre s’ensuit. On peut faire la photo, si le sous-chef a le droit de parler dans le décor après la photo. Son discours a duré plus d’une heure, tout le monde a ri, a débattu, s’est ému, le théâtre prenait forme.