du 22 juin au 02 sept.

manège
rochambeau

de 14h30 à 18h30
fermé le mardi

Espacements
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Inscrits dans le champ de la perception, à la croisée du sensible, du conceptuel et de l’expérimental, les séries de Philippe Bernard évoquent les notions d’écart et de décalage en photographie. La finalité ne se situe pas tant dans ce qui est précisément photographié que dans les épaisseurs qui résident entre la chose photographiée et l’image, entre le regardeur et l’objet de son attention. Qu’est-ce que voir ? Que vois-je quand je ne vois pas bien ? Comment voir ?

 Votre premier souvenir photographique, la première émotion liée à une photographie

La consultation des monographies de la galerie municipale du Château d’eau à Toulouse (Saudek, Batho, Tahara, …). A l’époque, elles étaient présentées au sein même du bâtiment de briques rouges. Je réalisai qu’on pouvait s’exprimer par la photographie et se départir de la réalité.

 

Le ou la photographe qui a suscité votre émotion

Duane Michals en 1989 … via sa monographie. De l’intelligence, du sensible, de la finesse, de l’humour, de l’ironie, de l’onirisme, du mystère, du décalage, de l’existentialisme… Ah ! On peut penser par la photographie !

 

Votre première photographie

1989. Deux photos N&B en plongée : une corbeille de fruits qui tourne sur un plateau de fromages. Sur l’une, le flou de bougé empêche partiellement la reconnaissance des fruits, sur l’autre totalement. J’étais au lycée ; je ne savais pas que le flou deviendrait chez moi, vingt ans plus tard, un champ d’expérimentation.

Le pire souvenir photographique

Sûrement la constatation, à la fin des 36 poses effectuées, d’une pellicule mal enclenchée.

 

Votre plus beau souvenir photographique

Une balade de quelques heures dans le village de Mérignat en 2008 où j’ai découvert la possibilité de surexposer fortement des ombres : j’ai senti qu’une brèche se formait, qu’un vaste espace s’ouvrait et que je ne pourrais plus jamais photographier comme avant.