PROGRAMMATION 2021 VENDÔME

Vendôme

ROMAIN BOUTILLER

Rue des sentiments

Les villes sont pour moi une source d’inspiration, le théâtre de la vie qui se joue sous mes yeux. J’aime observer le monde urbain dans tous ses états, là où la mixité sociale habite l’espace public, des trottoirs au métro

La rue est un décor où chaque personne devient un personnage que je photographie incarnant un rôle de ma narration.

Le réalisme de mes images flirte avec la fiction et nous invite à plonger dans un imaginaire cinématographique.

photo de ROMAIN BOUTILLER

Né en 1974, il vit à Arles et travaille partout. Sa pratique de plusieurs arts visuels lui permet de nourrir son œil de références multiples, la narration de ses travaux passe par une forme d’expérience esthétique singulière à chaque sujet.

Depuis 2003, il collabore avec la presse et l’édition en commandes pour des portraits, des reportages touristiques ou sociétaux. Il développe aussi des travaux personnels régulièrement exposés et anime des workshops pour les Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles.

Depuis plusieurs années, il explore la street photographie pour en extraire une écriture cinématographique qui flirte avec la fiction.

photo de ROMAIN BOUTILLER photo de ROMAIN BOUTILLER photo de ROMAIN BOUTILLER photo de ROMAIN BOUTILLER

Isabeau De ROUFFIGNAC

Dans la nuit du 2 décembre1984, dans la ville indienne de Bhopal, un nuage toxique s’échappe d’une usine chimique. C’est la plus meurtrière catastrophe industrielle de l’histoire : 30 000 victimes directes. Il faut y ajouter celles de la pollution des sols et de l’eau accumulée au fil des décennies. Aujourd’hui encore, l’usine continue ses ravages et provoque handicaps et maladies. La photographe Isabeau de Rouffignac est retournée sur les lieux du crime et de sa trop difficile réparation.

photo de Isabeau-De-ROUFFIGNAC

Graphiste de formation, Isabeau de Rouffignac se consacre entièrement à la photographie depuis 2016. Passionnée par les autres cultures, notamment asiatiques, elle porte sur ces ailleurs un regard toujours curieux et naturellement empathique. Son approche, d’abord documentaire, s’est enrichi d’un traitement artistique et plasticien qui la place hors des catégories imposées. Elle invente son propre langage photographique, pour dire notamment les désastres environnementaux, sociaux, humanitaires.

photo de Isabeau-De-ROUFFIGNAC photo de Isabeau-De-ROUFFIGNAC photo de Isabeau-De-ROUFFIGNAC photo de Isabeau-De-ROUFFIGNAC

Elie-MONFERIER

Fable nous invite à rechercher en toute chose le renversement du connu, à appeler le vertige, l'excès, la déraison, afin de renouer avec la nature et l’illimité, dans une confrontation brutale avec ce qui est. Le geste photographique tend ici vers le viscéral et l’originel. C’est une méditation photographique sur la dualité de l’être humain, entre élévation et cruauté, entre contemplation et expérience, entre humilité et hybris.

photo de Elie-MONFERIER

Elie Monferier est un photographe autodidacte français né en 1988. Construisant une trajectoire introspective nourrie de mises en danger, dans une écriture poétique et lyrique, il explore dans chacune de ses séries (Forever Young, Sang Noir, Fable) l’incertitude, le désir et la violence sur lesquels se fondent les relations humaines. Son premier livre, Sang Noir, est lauréat du Prix PhotoEspana Meilleur Livre de Photographie de l’Année 2020.

photo de Elie-MONFERIER photo de Elie-MONFERIER photo de Elie-MONFERIER photo de Elie-MONFERIER

Damien DAUFRESNE

La photographie est faite par des voyeurs ou des voyants.

Damien Daufresne est de ceux-là. Avec une pureté (je dis bien une pureté, c'est-à-dire une grâce sans imposture ni inquiétude, une modestie en quelque sorte, pas une naïveté ou une mièvrerie) du regard, il saisit des images qui sont autant d'épiphanies.

Par son regard porté, il décèle des fulgurances : comme si soudain il mettait le monde en lumière. Chaque image, chaque film – palimpseste – contient autant ce qui l'a suscitée que ce qui lui a échappé, pour s'ouvrir comme un seuil, sur le fil du sensible, du sensé et du sensuel.

Caroline Benichou

photo de Damien DAUFRESNE

Né en 1979 à Paris, Damien Daufresne vit et travaille à Berlin. Il pratique depuis vingt ans la photographie, la peinture, la gravure et la vidéo. Depuis sa première exposition en 2001, son travail est régulièrement présenté par différentes galeries et centres d’art en France et à l’étranger et a fait l’objet de plusieurs éditions et publications. Son dernier livre “Attraction” a été publié en 2020 par l’éditeur Italien Origini Edizioni. Il participe au projet collectif Temps Zero depuis sa création en 2012. Il est représenté par la galerie Georg Nothelfer à Berlin.

photo de Damien DAUFRESNE photo de Damien DAUFRESNE photo de Damien DAUFRESNE photo de Damien DAUFRESNE

Samir AMÉSIAN

"En arpentant ces routes, je découvre un territoire étrange, sensible, onirique (presque mélancolique ?) : ici, les lieux seraient hantés par la dame en blanc… Là-bas, des dromadaires sont sauvés de l’abattoir, tandis que des chasseurs ne sont plus très loin… Une véritable relique de la Croix de Jésus « à un jet de pierre » d’ici… Des paons arpentent un somptueux jardin… Des animaux extraordinaires ornent une tapisserie séculaire… Ce voyage dans l’imaginaire de ces lieux me rattrape et dessinera tout doucement les libres contours de ce territoire."

photo de Samir AMÉSIAN

Samir Amezian est né en 1974 à Bruxelles. Après avoir travaillé durant 17 ans en support Prepress, il s’oriente vers la photographie en intégrant l’école Agnès Varda et en ressort diplômé en 2019 major de sa promotion.

Ses ambitions photographiques se concentrent sur des questions de société (regards de Molenbeek), d’identité (Fragilités) et du patrimoine belge-marocain (le charbonnage belge).

Par ailleurs, il développe une recherche artistique dans laquelle il laisse libre cours à sa créativité et à l’expression d’un univers personnel et intime.

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photo de Samir AMÉSIAN photo de Samir AMÉSIAN photo de Samir AMÉSIAN photo de Samir AMÉSIAN

Paul BAUDON

"Il s’agit d’époques dans un territoire. Des traces du passé qui, entretenues par ses habitants, deviennent Culture et patrimoine. Le lien à la terre est fort, qu'elle soit façonnée ou laissée libre de se réinventer. Ici, l’Histoire se lit dans les impressionnants monuments qu’elle a vu apparaître. Les siècles s’enchaînent et ces lieux accueillent aujourd’hui de nouvelles activités. Pourtant, il sera toujours question de faire vivre cultes ou Culture et finalement, de lier les humains entre eux."

photo de Paul BAUDON

Paul Baudon est né en 1993 à Libourne, en Gironde. Après avoir obtenu une licence en information et communication à l’Université de Bordeaux Montaigne, il intègre l’ETPA de Toulouse en 2016 où il obtient le grand prix photographie en 2019. Ses projets photographiques documentaires se concentrent sur des questions sociales, historiques et démographiques. En 2020, la série “Manifester” remporte le Prix Mark Grosset, catégorie documentaire.

photo de Paul BAUDON photo de Paul BAUDON photo de Paul BAUDON

Michaël SERFATY

Michaël Serfaty est gynécologue et photographe. Au fil des années, il a recueilli les mots des femmes, des phrases de tristesse, de souffrance, dans leur corps, dans leur vie. Des phrases qui le bouleversaient. Il a ouvert un cahier et y a déposé ces mots pour en faire des images, avec ses photographies, mais aussi avec de l’encre, du fil, de la peinture... Michaël Serfaty ne trahit pas, il témoigne, il ne révèle pas, il s’insurge, il ne dévoile pas, il crie : « Je vous écris avec la chair des mots. ».

photo de Michaël SERFATY

Né à Casablanca en 1959. Auteur de nombreuses expositions personnelles et collectives en France et à l’étranger.

2019 lauréat du Prix Polyptyque / Marseille.

2020 son 5e ouvrage Je vous écris avec la chair des mots sort chez Arnaud Bizalion Editeur.

Il a graduellement dépassé la surface des lieux et des individus, pour se concentrer sur les origines, la mémoire, les saveurs de la vie, même les plus amères. Son travail s’inscrit peu à peu dans le champ des nouvelles écritures photographiques.

Il est représenté par l’agence révélateur.

photo de Michaël SERFATY photo de Michaël SERFATY photo de Michaël SERFATY photo de Michaël SERFATY

Margot PIVOT

Il existe dans un village une proximité que l’on ne retrouve pas dans une grande ville. Terrain de jeu durant l’enfance, il devient, à l’adolescence, source d’un certain ennui qui pousse à s’en échapper, pour explorer un monde plus vaste.

Par ce projet, j’ai appris à regarder mon village. Je me suis réapproprié les lieux, j’ai pris le temps de m’arrêter sur des gens, des moments, ceux qui font que ce village existe et qui me procurent la sensation de ne jamais être partie lorsque je rentre chez moi.

photo de Margot PIVOT

Née en 1996, Margot Pivot a grandi dans les monts du Beaujolais Vert. Entourée de forêts et de fermes, elle développe sa passion pour la photographie qui la mène vers des études à L’ETPA de Toulouse dont elle obtient le Grand Prix en 2018. En 2019, elle obtient le prix documentaire ainsi que le prix du public aux Promenades Photographiques de Vendôme. Ancrées dans une réalité sociale qui lui est proche, les photos de Margot Pivot témoignent d’un regard sincère sur le monde qui l’entoure.

photo de Margot PIVOT photo de Margot PIVOT photo de Margot PIVOT photo de Margot PIVOT

Yann DATESSEN

Pendant 4 ans j’ai suivi les traces de Rimbaud à travers le monde. On me demande souvent pourquoi ? Parce que marcher. Parce que marcher c’est ne pas s’asseoir, ne pas s’asseoir c’est l’essentiel ; aussi marcher c’est ne pas avoir à acheter de miroir, ni faire d’enfants, marcher c’est ne jamais travailler, c’est pisser sur les vertus de l'Europe, marcher c’est le contraire de l’art, des enluminures, du dérisoire, parce que marcher c’est aller loin, très loin, comme un foutu bohémien.

photo de Yann DATESSEN

Né à Saint-Étienne en 1977. Sans diplôme, ni formation, je cumule les petits boulots de manutention jusqu’à la trentaine. Dévoré depuis l’enfance par la nécessité de faire des images, j’en produis longtemps dans mon coin, j’apprends le métier de photographe sur le tard. En 2012, Paris-Sorbonne me demande de monter un cours pour ses étudiants, j’en profite pour lancer un média en ligne appelé Cleptafire. Depuis je partage mon temps entre création, curation et enseignement.

photo de Yann DATESSEN photo de Yann DATESSEN photo de Yann DATESSEN photo de Yann DATESSEN

Manon LANJOUÈRE

Demande à la poussière relate une catastrophe naturelle, un orage fictif symbolisant le choc émotionnel des protagonistes. Le toit se dérobant sous le poids de la foudre, ils font face au ciel immense. L’accident, prolongé jusque dans l’usage du médium photographique, crée un espace qui disparait dans des fragments de souvenirs qui se recomposent. Et les poussières représentant l’infiniment grand du cosmos nous suggèrent que cet évènement ne pourrait avoir eu lieu qu’en rêve.

photo de Manon LANJOUÈRE

Née en 1993, Manon Lanjouère est une artiste visuelle qui vit et travaille à Paris. Après un cursus en Histoire de l’art, elle sort diplômée de l’école des Gobelins en 2017. Depuis, son travail a été exposé dans de nombreux festivals en France et en Europe, et a été finaliste de prix tel que le prix HSBC et le Photolux Award entre autres.

Elle a récemment été une des lauréates de la bourse « image 3.0 » du CNAP et sera exposée au Jeu de Paume à Paris, à l’automne 2021. Son travail Demande à la poussière, a fait l’objet en 2020 d’une exposition personnelle à la Maison Européenne de la Photographie à Paris.

photo de Manon LANJOUÈRE photo de Manon LANJOUÈRE photo de Manon LANJOUÈRE photo de Manon LANJOUÈRE

Ulrich LEBEUF

Il y a bien évidemment des questions que l’on se pose avec le temps qui passe, et celle de l’identité en fait partie.

Ma mère, née en France en 1938 d’un père napolitain et d’une mère française, a été laissée « au pays » dès sa plus jeune enfance, sous la responsabilité d’un oncle violent mais d’une tante aimante. Elle s’enfuie à l’âge de 16 ans.

J’ai imaginé Napoli par le biais de ses histoires, de ses souvenirs. Il me fallait photographier cette ville fantasmée. En 2015, je l’emmène là où elle n’était jamais retournée.

Par différents processus photographiques, entre fiction et réalité, j’invente et je recrée peu à peu un album de famille.

photo de Ulrich LEBEUF

Né en 1972, Ulrich Lebeuf est, depuis 2014, directeur artistique du Festival de photo MAP Toulouse.

Membre de l’agence MYOP, animateur de workshops, ses travaux sont régulièrement publiés dans la presse nationale et internationale. Ses photographies sont réalisées, depuis plus de vingt ans, sur les terrains de l’actualité, des lieux de conflits, de pouvoir.

En parallèle, il poursuit des travaux photographiques plus personnels, où il alterne les processus photographiques au gré des sujets.

photo de Ulrich LEBEUF photo de Ulrich LEBEUF photo de Ulrich LEBEUF

Ed ALCOCK

Ed Alcock engage dans Home, sweet home, une réflexion sur sa mutation identitaire et celle de son pays d’origine, le Royaume-Uni, suite au Brexit. Le photographe, français depuis peu, interroge le sentiment d’appartenance à une nation, celle que l’on appelle Home. Alors que l’Europe efface l’une de ses étoiles jaunes sur son drapeau, il observe son pays d’un œil à la fois tendre, ironique et désabusé, comme une façon de lui dire farewell.

photo de Ed ALCOCK

Ed Alcock, photographe franco-britannique né en 1974, vit à Paris. Membre de l’agence Myop, il collabore à la presse internationale. Ses travaux s’articulent autour de l’intime et de la famille. En 2013, il publie Hobbledehoy avec Emmanuel Carrère. Dans Love Lane et The Wait, il explore les ravages engendrés par les secrets de famille. Dans ses dernières séries Home, sweet home, et See EU later, initiées par le Brexit, il engage une réflexion sur l’appartenance à une nation.

photo de Ed ALCOCK photo de Ed ALCOCK photo de Ed ALCOCK photo de Ed ALCOCK

Roland DROVER

Il faut souvent du temps pour arriver à obtenir ce que l'on veut. Abandonner la volonté de faire comme il faut en respectant les règles et accepter que le regard que l'on porte sur les choses n'est pas anormal mais juste différent. Ici, cela passe par des artifices improbables pour que ceux qui regarderont un jour ces images se posent des questions personnelles et évitent de se demander ce qui se passe dans la tête de l'esprit malade qui a produit cela.

photo de Roland DROVER

Électricien, déménageur, animateur scientifique, marchand de jouets, inventeur de monocycles, performeur, etc… Drover Roland a fait beaucoup de choses et continue à le faire en se disant recycleur du temps qui passe et bidouilleur hétéroclite à plein temps. Ne pouvant se résoudre à n'utiliser qu'un médium, il oscille en permanence entre la sculpture, la photo, le besoin de gagner de l'argent et la diffusion de son humour et ses humeurs.

photo de Roland DROVER photo de Roland DROVER photo de Roland DROVER photo de Roland DROVER

Sarkis TOROSSIAN

քար [k’ar] est une série sur un voyage en Arménie que j’ai effectué en 2018. Je suis parti à pied dans les chaînes de montagnes pour découvrir un pays que je ne connais qu’avec des yeux d’enfants, qu’avec ce qu’a pu me montrer ma famille et mon histoire. J’ai voulu voyager avec mes yeux et montrer l’Arménie comme je la vois. De Grandes petites montagnes.

photo de Sarkis TOROSSIAN

Sarkis Torossian se dirige vers la voie des arts plastiques à l’issue de ses études, plus précisément la voie de la photographie.

Cela lui permet de rencontrer, Mustapha Azeroual, photographe plasticien et professeur de photographie dont il deviendra l’assistant dans son Laboratoire après avoir quitté cette école.

Il y découvre le monde du tirage comme la gomme bichromatée ou le cyanotype.

En 2016, il intègre l’École des Gobelins. Il y approfondit son envie de travailler dans le tirage.

photo de Sarkis TOROSSIAN photo de Sarkis TOROSSIAN photo de Sarkis TOROSSIAN photo de Sarkis TOROSSIAN

Aline MANOUKIAN

Né au Liban, la guerre m’a été imposée à l’âge de 11 ans.

J’ai très vite compris que cette saleté de guerre n’est qu’une des preuves de l’échec de l’humanité.

J’ai toujours pris le côté des victimes, peu importe leurs croyances politiques.

C’est idem pour la guerre du haut Karabakh. Je suis d’origine arménienne, donc je suis allée témoigner de la souffrance en Arménie. J’aurais bien aimé pouvoir me rendre de l’autre côté.

photo de Aline MANOUKIAN

Née à Beyrouth en 1964.

1983 : couvre la guerre du Liban comme photojournaliste pour The Daily Star.

1985 : rejoint l’agence Reuters avant de prendre la direction du département photo tout en couvrant le conflit.

1985 : rejoint l’agence Reuters avant de prendre la direction du département photo tout en couvrant le conflit.

1989 : poursuit sa carrière de photographe puis de rédactrice photo à l’agence Rapho à Paris.

2005 à 2006 : assiste Mark Grosset pour ses recherches sur la photographie soviétique.

2010 à 2013 : préside l’Association Nle. Des Iconographes (ANI).

2017 : manager du Beirut Center of Photography (BCP).

2018 : Agence France Presse (AFP) : rédactrice photo pour la région MENA (Moyen Orient et Afrique du Nord) à Nicosie.

photo de Aline MANOUKIAN photo de Aline MANOUKIAN photo de Aline MANOUKIAN

Joël-Alain DERVAUX

Il importe que ce soit en un même lieu. Ils viennent, se dénudent, et je suis alors autorisé à enregistrer librement sur support sensible les contours instables de leur humeur et l'association libre de leurs gestes. La lumière évolue selon les moments de la journée et les saisons. Il en résulte un dégradé émotionnel fixé sur de grandes feuilles de papier baryté. À ce moment-là entre nous, l'acte photographique est presque accessoire.

Extrait du journal de Joël Alain Dervaux du 6 mars 2005

photo de Joël-Alain DERVAUX

Artiste, vit et travaille à Paris.

Dès l’adolescence, je me suis emparé de l’outil photographique pour rechercher à travers la forme du portrait la rencontre avec l’Autre. Après un enseignement suivi à l’ETPA puis à l’EFET, j’ai privilégié la pratique traditionnelle du film. Mon œuvre s’articule autour d’un corpus principal, Improvisations qui se ramifie en un ensemble de séries distinctes : Allongés (2001), Récit (depuis 2018), Résurgence, des Rencontres et une Rupture (depuis 2019), Kler (depuis 2019).

photo de Joël-Alain DERVAUX photo de Joël-Alain DERVAUX photo de Joël-Alain DERVAUX photo de Joël-Alain DERVAUX

Morvarid K

Les quatorze pièces uniques de la série YUKO MOON se composent de trente tirages de la même photographie à laquelle vient se superposer l’empreinte du corps de la performeuse Yuko Kaseki. Durant un cycle lunaire entier de trente jours, chaque jour, du matin au soir, elle porta contre son corps un des tirages.

Ce travail aborde ainsi par le biais de la matérialité et de la sculpturalité des questions inhérentes à la trace photographique et à l’ambiguïté de ce qu’est une image.

photo de Morvarid K

Née à Téhéran en 1982. Depuis 2015, mon atelier est à Bordeaux et mon temps de travail se partage entre Bordeaux, Paris et Berlin.

Mon travail questionne la mémoire transformative, l’entre deux, les frontières visibles et invisibles, au travers de la manipulation de la matière photographique. La photographie dans ma pratique artistique est le point de départ, le tirage devient un matériel, le socle de ma création, avant que le geste, ou l’expérience performative ne complète l’œuvre.

photo de Morvarid K photo de Morvarid K photo de Morvarid K photo de Morvarid K

Adrien SELBERT

Un pays peut-il perdre connaissance ?

Ici ce n’est plus la guerre, ce n’est pas la paix.

C’est cet entre-temps qu’on appelle après-guerre. Ce temps particulier, c’est précisément ce tiret entre les deux mots.

Sauf que personne n’en connait la véritable longueur.

Et c’est précisément ce que je suis venu photographier

LES BORDS RÉELS

FILM PHOTOGRAPHIQUE DE ADRIEN SELBERT

PRIX NOUVELLES ÉCRITURES 2021

EN PARTENARIAT AVEC FREELENS ET LA SAIF

photo de Adrien SELBERT

Adrien Selbert est photographe et réalisateur, membre de l’Agence VU’. Il travaille régulièrement en France et dans les Balkans, toujours à la croisée de la fiction et du documentaire.

Diplômé des Beaux-Arts, il s’oriente d’abord vers le cinéma documentaire en travaillant principalement en Bosnie et au Kosovo. Il reçoit en 2009 le Prix du Meilleur Grand Reportage pour Nino’s Place au FIFDH de Genève. Il continuera à documenter l’Ex-Yougoslavie en tant que photographe avec une première série photographique Srebrenica, nuit à nuit en 2015, qui sera distingué par de nombreux prix (Prix Maison Blanche, Emerging talents award LensCulture, Prix Fisheye des Rencontres d’Arles, etc.). Il dirige sa première fiction Prince Jordan en 2018, qui sera sélectionnée dans plusieurs festivals européens. Son dernier projet Les Bords Réels, fruit d’un travail de 3 ans en Bosnie, a été lauréat des bourses du Centre National des Arts-Plastiques et de la Scam et fait l’objet d’une publication aux éditions Le Bec en l’air.

photo de Adrien SELBERT photo de Adrien SELBERT photo de Adrien SELBERT

Sarah CARON

C’est l’histoire d’une disparition annoncée : celle d’un peuple riche de 5 000 ans d’histoire, de traditions et de mémoire. Surnommé le peuple oiseau ou les seigneurs de la mer, ses membres ne sont plus qu’une poignée à vivre dans le dernier village flottant du lac Manchar, au sud du Pakistan. Le paradis de ces pêcheurs est aujourd’hui menacé par les déchets industriels qui empoisonnent les eaux de ce lac gigantesque aux allures de mer intérieure, remettant en cause leur mode de vie millénaire.

photo de Sarah CARON

Sarah Caron travaille pour la presse française et étrangère depuis une vingtaine d’années. Basée au Pakistan depuis 2018, elle a vécu à Cuba et au Cambodge. Voyageuse au long cours, elle s’intéresse à réaliser des sujets de fond sur les communautés qui luttent pour leur survie ainsi que sur les conditions des femmes, l’exil des réfugiés et la préservation de l’environnement. Ses photographies ont fait l’objet d’acquisitions dans des collections françaises dont le Centre National d’Art Contemporain et le Musée de l’Histoire et de l’Immigration.

Son travail a été exposé en France, Espagne, Pays Bas, puis Moscou, Rio, New York, Los Angeles, Tokyo, La Havane et Karachi.

Nominée au Visa d’Or en 2015 pour son reportage sur les réfugiés d’Afrique en Sicile, elle a reçu plusieurs distinctions dont le Getty Grant for the Editorial sur les combattants des brigades d’Al Aqsa en Palestine et le Grant du Pulitzer for Crisis Reporting sur la reforestation au Pakistan. Elle a publié 5 ouvrages dont 3 monographies, un récit et une bande dessinée.

photo de Sarah CARON photo de Sarah CARON photo de Sarah CARON

Antoine BEAUFILS

La photographie, plus qu’un outil,

une excuse ?

La meilleure des excuses, le bon prétextphotoe.

Dans ce travail, je m’autorise à parler de lui.

Pourquoi aurais-je peur de lui ressembler ?

Pour cela j’ai voulu représenter ce qu’a été sa vie.

Découvrant les similitudes, confrontant mes peurs aux siennes.

En tentant en images de dire pourquoi.

Il s’agit de mon père.

De son absence.

photo de Antoine Beaufils

Né en Belgique, où il reviendra poursuivre son parcours artistique après avoir grandi en France, Antoine Beaufils explore dans la photographie une dualité excessive entre questionnement intime et représentation du monde. Sa pratique multidisciplinaire le pousse à créer pour « résister à sa propre mort ». Initiant un atelier avec un centre de désintoxication, il s’interroge sur l’utilité du médium, tout en continuant ses recherches photographiques.

photo de Antoine Beaufils photo de Antoine Beaufils photo de Antoine Beaufils

Badr ZAMANE SEHAKI

Dans ce récit photographique d’une famille en plein confinement, devenue fusionnelle et étouffante, on ne se sait plus qui prend soin de qui.

 

Mes filles se rendent bien compte que quelque chose ne tourne pas rond. Je veux les rassurer. Est-ce que ce ne sont pas elles qui finalement nous réconfortent ? Ancrés dans le quotidien - repas, pyjamas, histoires - nous n’avons plus le temps de nous demander quel futur inquiétant les attend. Se souviendront-elles de ce que nous avons vécu ?

photo de Badr Zamane Sehaki

Né au Maroc, Badr Zamane Sehaki vit et travaille à Bruxelles depuis 2015. Il est diplômé de l’école de photographie et techniques visuelles Agnès Varda.

Ses récits photographiques questionnent le territoire de la famille, microcosme, refuge et réceptacle de nos angoisses. Partant du réalisme du quotidien, il ouvre des portes vers des univers mystérieux et sur l’imaginaire.

photo de Badr Zamane Sehaki photo de Badr Zamane Sehaki photo de Badr Zamane Sehaki

Louise LÉCRIVAIN

J’ai peur de la folie. J’ai peur de la folie mais elle m’intrigue et m’attire. J’ai besoin de la rencontrer, de mieux la connaître : alors en 2017, pendant ma dernière année d’études à l’école des Gobelins, je décide de monter un atelier photo dans une clinique psychiatrique. Les photographies que je présente aujourd’hui sont le résultat de ma rencontre avec la folie, lorsque la rigueur de mon regard s’est heurtée à la si belle étrangeté du monde.

photo de Louise Lécrivain

Je m’appelle Louise Lécrivain, je suis née à Paris en 1995. Après des études littéraires et artistiques en classe préparatoire et à l’université, j’intègre l’école des Gobelins dont je sors diplômée en 2018.

J’entame ensuite un travail de recherche sur la folie au sein d’une clinique psychiatrique dans laquelle je monte un atelier photo. Je suis aujourd’hui soignante en psychiatrie et poursuis mes différents travaux de recherches artistiques et documentaires en parallèle.

photo de Louise Lécrivain photo de Louise Lécrivain photo de Louise Lécrivain

Paul LEMAIRE

« J’ai envie de partir d’ici » lâche Donatien alors que lui et son père Andrien remontent au-dessus de leur champ. Donatien n’a pas réussi à avoir ses concours de la fonction publique l’année dernière et il ne pourra pas les repasser cette année faute d’argent familial. Il devra probablement continuer à travailler dans les 2 ha de champs de cacao que possède la famille. Une illustration d’un des nombreux phénomènes néfastes qui accompagnent la production de l’or brun de la Côte d’Ivoire.

photo de Paul LEMAIRE

Diplômé d’une école d’ingénieur, j’intègre un cabinet de conseil à Paris en 2016. Après deux ans, je décide de partir réaliser mes convictions les plus profondes : raconter en images des histoires et être témoin d’un monde en mouvement. Je me forme à l’EMI-CFD avec Julien Daniel et Guillaume Herbault. Les sujets que je choisis sont ceux que j’ai pu vivre de près, des conséquences de la culture du cacao en Côte d’Ivoire à la disparition d’une jeunesse fan de rallye automobile en France.

photo de Paul LEMAIRE photo de Paul LEMAIRE photo de Paul LEMAIRE

Pauline DUPIN

Ce récit d’accouchement à la maison prend racine dans un contextphotoe singulier. Après qu’une chamane tibétaine lui ai fait une étrange prédiction : « Tu n’auras qu’un seul enfant au cours de cette vie, mais tu ne le désireras pas », et que ses règles se soient arrêtées, Charlotte pensait ne jamais avoir d’enfant. Plus tard, à la suite d'une cérémonie, elle tombe finalement enceinte. C’est à huis clos, à la lueur de la bougie, avec seulement la présence de son compagnon et d’une sage-femme, qu’elle donnera naissance à sa fille Tika. Un choix engagé à l’heure de la surmédicalisation des accouchements dans les milieux hospitaliers.

photo de Pauline DUPIN

Née en 1995, je me forme à l’Institut des Arts de Toulouse de 2014 à 2017, j’intègre par la suite l’ETPA - école de photographie - où j’obtiens mon diplôme avec une mention spéciale en septembre 2020.

Adepte du portrait, ma démarche photographique tend à questionner le lien qu’entretiennent les femmes avec leur environnement, au cours de leur vie et de leur évolution personnelle. La naissance, la vieillesse, les notions de filiation sont autant d’éléments de recherche qui composent mon travail.

photo de Pauline DUPIN photo de Pauline DUPIN photo de Pauline DUPIN

Pauline THOLLET

Deux est un chiffre impair questionne le concept du couple, les limites des manifestations amoureuses et la place de l’individu dans cette dualité. En tentant de prendre du recul sur ma relation amoureuse, je mélange, confronte, efface les frontières des deux personnes que nous sommes. Comment cohabitent deux âmes, sans s’écraser, s’oublier, ne pouvant fusionner ? Cette série d’autoportraits argentiques, vouée à évoluer avec mon couple, a été réalisée sur plusieurs années, à l’aide du retardateur.

photo de Pauline THOLLET

Née en 1995, je me forme à l’Institut des Arts de Toulouse de 2014 à 2017, j’intègre par la suite l’ETPA - école de photographie - où j’obtiens mon diplôme avec une mention spéciale en septembre 2020.

Adepte du portrait, ma démarche photographique tend à questionner le lien qu’entretiennent les femmes avec leur environnement, au cours de leur vie et de leur évolution personnelle. La naissance, la vieillesse, les notions de filiation sont autant d’éléments de recherche qui composent mon travail.

photo de Pauline THOLLET photo de Pauline THOLLET photo de Pauline THOLLET

Sandrine PRÉLY

« Je pensais que j’y perdrais Danielle. »

C’est le prénom de ma grand-mère, Danielle.

Elle s’est suicidée le 26 juillet 1976, dans l’hôtel Mercure de Seynod. Je ne l’ai connue qu’au travers d’un lourd silence, et d’un manque sourd. Je reçois en novembre 2019 son sac à main intact depuis le jour de son décès : le dernier témoin de ses tourments.

Je suis retournée sur les traces de sa vie, dans l’appartement qui l’a vue grandir à Chambéry pour écouter si les murs racontaient encore son histoire, pour y confronter le présent.

photo de Sandrine PRÉLY

Tout juste diplômée de l’école des Gobelins, je m’intéresse particulièrement au tangible et à l’intangible, le visible et l’invisible avec la photographie comme médium, comme médiateur poreux entre les différentes couches du sensible. Le mystère, le secret, le non-dit dictent ma pratique photographique. La série «Je pensais que j’y perdrais Danielle.» fut mon mémoire de fin d’année, et est toujours en cours.